Lydie Arnould
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presse et commentaires

"La broderie de Lydie Arnould n’est pas un art figé et compassé, mais un parcours, un voyage spirituel, une aventure contemporaine. Lydie Arnould n’a cure d’être singulière ou originale. Son art est universel, parce qu’il est densément personnel. Fruit d’un long respect pour les traditions millénaires de la broderie en Europe ou en Asie, les gestes de Lydie Arnould jettent un pont entre les continents. Les différences culturelles, abordées avec révérence, sont subsumées dans des formes nouvelles propres à concerner tous les regardeurs, quels que soient leur langue, leur pays, leur âge. L’approche virtuose de la broderie autorise le soin et la réparation des âmes.

Le drame s’ordonne dans la trame, la rupture se résout dans la couture, le disjoint se réconcilie dans le point. Les gestes précis de la brodeuse, passés, pendant de longues années, au feu de l’ascèse artistique, expriment, dans l’œuvre, une joie authentique. Cet équilibre et cette paix irradient à travers les fils subtils, les teintes nuancées, les tracés à peine marqués.  Ils entraînent les visiteurs dans une introspection confiante. Contempler longuement une œuvre de Lydie Arnould, accueillir avec bienveillance la nouveauté des formes présentes, c’est accepter le risque d’une plongée en soi-même à la recherche de son être secret."
Anne Guibert-Lassalle, sociologue de l''art, juillet 2017.

« La référence à des savoir-faire traditionnels et leur détournement, chez Lydie Arnould, n’est pas la petite transgression d'une citation maladroite. La démarche de l’artiste s’insère dans une pratique collective. Cette dimension sociale, c'est à dire d'un esprit collectif au sein duquel l'individu s'épanouit par une pratique partagée, est le nouvel enjeu majeur de l'art contemporain. On peut penser que le XXème siècle a vu la fin d’un processus, et que par un revirement symétrique à celui de la Renaissance, l'art ne concerne plus ni ce qui est représenté, ni comment on représente cette représentation, ni même enfin si on le fait ou pas, mais dorénavant celle ou celui qui le fait. Ainsi reconnecté à sa source, et libéré de ses chemins habituels de pensée, l'esprit peut enfin aborder les questions essentielles de notre existence. C'est ce que la broderie de Lydie Arnould nous réapprend finalement. »
Guillaume Bur, plasticien, mai 2017.